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Sulema Vassula
 

Extraits du volume             Livre - Soeur Olive


La sainte Vierge confirme Olive dans sa vocation religieuse :

Depuis sa communion solennelle, Olive brûle du désir de devenir religieuse :
"Ma place n'est pas dans le monde. Je dois être une vraie religieuse cloîtrée. Mais je ne sais pas où aller. Je ne sais pas dans quel ordre".

"Arrivée à mes quatorze ans (en 1920), le Jeudi-Saint, la Très-Sainte Vierge m'apparut pour me dire que je devais aller au Monastère des Bénédictines du Saint-Sacrement, 16 rue Tournefort, à Paris, pour être réparatrice et consolatrice de son Jésus. Je lui disais :
- Mais ma Mère, je ne connais pas les Bénédictines du Saint-Sacrement. Et puis il me semble que Paris, c'est bien loin de chez nous, n'est-ce pas ?
- Oui, mon enfant, c'est bien loin. Mais ne te trouble pas. Laisse et quitte tout. Pars au loin. C'est là ta place et ta demeure. Tu y trouveras une nouvelle famille.

Dans la nuit, la veille de la Fête-Dieu, j'avais fait comme une promenade dans un pays étranger. Il y avait des arbres, des chemins étroits et puis une grande maison noire, avec une petite porte. Je rentrai par curiosité, pensant que c'était un château délaissé où vivent parfois des revenants, comme papa nous disait lorsqu'il nous racontait des histoires. Non, là il n'y avait pas de revenants...

Ce n'était pas un château mais la Maison de Dieu. Dans une grande salle carrée, en plein milieu, je voyais un pilier de bois et une religieuse qui le tenait dans ses bras. Elle était attachée au pilier par une grosse corde, comme on attachait le cheval pour ne pas qu'il se sauve. Par terre, c’était tout ciré, et des carrés d'ombre s'y dessinaient. Dans le fond de la salle, il y avait une belle statue toute luisante. Je reconnus que c’était une statue de la Sainte Vierge. Elle avait le Petit Jésus dans ses bras, et le Petit Jésus lui présentait les clefs. Elle bougea la tête, et ses yeux me regardaient. Puis, tout à coup, Elle me parla :
"Tu vois, ma petite fille, disait-Elle, c'est ici que tu viendras. C'est moi qui ai le pouvoir sur cette maison, et ici on vient pour réparer et consoler mon divin Fils, que tu vois là-bas caché derrière les rideaux sombres.
Voilà une Victime expiatrice. Elle n'a pas de péché, mais elle s'est liée librement par la corde que tu vois à son cou. Elle est : Epouse du Divin Holocauste.
Tu viendras ici, près de moi. Tu ne seras pas isolée. Tu me reverras.
Tu seras réparatrice des outrages faits à mon Fils qui est Roi. Il est triste d'avoir à porter sur sa Tête une couronne d'ignominie douloureuse. Elle a été tressée par des mains infâmes qui voulurent Le crucifier. Ils craignirent de perdre leur gloire en voyant la Puissance et la Divinité de mon Fils.
Oui, tu viendras ici, ma petite fille, faire réparation envers ces irrévérences causées contre sa Divine Présence dans l'Hostie.
Sais-tu qu'il y a encore des endroits nombreux dans l'ombre et les ténèbres, où mon Fils n'a pas pu encore porter sa belle Parole de Vie et où Il ne rayonne pas ?
Tu viendras ici, mon enfant, pour faire connaître son Amour présent dans l'Hostie. Tu feras aimer sa Royauté et tu Le feras régner".

La Statue était vivante et le Petit Jésus (dans ses bras) la regardait et lui présentait une clef, détachée du trousseau. Je ne pouvais rien dire. Ma langue ne pouvait même pas remuer. Puis la Statue leva la main droite qui soutenait Jésus, et me traça un signe de croix sur la tête. Au même moment, je voulus connaître où j'étais. Alors la Statue vivante et lumineuse me dit où il fallait porter ma demande, me rappelant surtout de ne pas oublier le nom de ce "Lieu béni".

Ayant noté avec soin le nom de ce Lieu béni, Olive revoit en rêve la nuit suivante la Sainte Vierge, "aussi belle que la première fois". Elle me souriait et me disait :
"Mon enfant, regarde mes Filles qui réparent dans le Monastère de la rue Tournefort. Eh bien ! C'est là ta place. Approche-toi des grilles".
Alors, Elle ouvrit un petit guichet, car Elle avait une clef dans la main. Et je vis plusieurs religieuses dans une chapelle pas très grande. Elles avaient un "carton blanc" au cou, et adoraient Jésus dans le Très-Saint Sacrement qui était exposé ce jour-là. Les religieuses portaient une marque sur leur poitrine. C'est ainsi que je connus, pour la première fois, les Bénédictines du Saint-Sacrement. J'étais très heureuse de les connaître".


LA MISSION DE SŒUR OLIVE : LE SANCTUAIRE DU CHRIST-ROI

L'origine divine du Sanctuaire du Christ-Roi :

"C'est Notre-Seigneur Lui-même qui lui donna le nom de Sœur Marie du Christ-Roi", écrit le Père Jacq, pour bien lui signifier sa Mission. Et Il lui demanda de faire édifier une basilique où son Nom du Christ-Roi serait glorifié, et sa Royauté honorée et respectée :
"Que toutes les nations M'obéissent,
Me prennent pour leur vrai Roi du Ciel et de la terre.
Que tout genou fléchisse à mon Nom :
Jésus-Christ, Roi sur tout l'Univers".

C'est, en peu de mots, l'origine divine de la construction du Sanctuaire du Christ-Roi, Prince de la Paix, Maître des nations, à Paris, capitale de la France, fille aînée de l'Eglise, aimée du Sacré-Cœur, mais hélas ! si froide et si ingrate à son égard".

Sœur Olive "était dans la désolation de ne savoir où se procurer des fonds avec lesquels on pourrait construire cette église", écrit le Père Lena, son confesseur ; aussi Notre-Dame lui fit un premier don de deux francs et lui dit d'aller dans les églises recueillir des collectes.
Sœur Olive alla ainsi quêter à Notre-Dame des Victoires, Notre-Dame de Paris, Notre-Dame des Champs, Notre-Dame de Clignancourt et à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Entre 1927 et 1929, elle sortait ainsi deux à trois heures par semaine, avec la permission de ses Supérieures. L'Enfant-Jésus venait la chercher, l’accompagnait dans tous ses déplacements, et la raccompagnait ponctuellement à son monastère. Elle proposait de petites images du Sacré-Cœur, que l'Enfant-Jésus bénissait.

Jésus lui inspira aussi, le 3 mars 1927, cette "Prière à Jésus miséricordieux", avec ce commentaire : "Chaque fois que cette prière sera dite, J'y attacherai une grande bénédiction et la marque de mon Amour" :

        "O Jésus très miséricordieux,
        par votre Cœur percé par la lance,
        arrachez vos enfants aux périls de la mort,
        ralentissez les persécutions,
        unissez tous vos enfants,
        qu'ils soient tous vos membres.
        Régnez sur tous les cœurs.
        O Roi universel,
        donnez la lumière au Chef qui Vous représente.
        O mon Jésus,
        que votre Cœur soit honoré, connu, aimé
        dans le monde entier !
        Que la Présence de Dieu soit connue
        dans la Sainte Eucharistie !
        Que toutes les créatures se prosternent devant Lui,
        le Très-Haut, l'Unique Dieu !".


Notre-Seigneur relie sœur Olive au Sanctuaire du Christ-Roi :

La marche sur les eaux dans la Baie des Trépassés :

Au mois de mai 1927, Sœur Olive part trois jours pour Plogoff, envoyée par Jésus auprès de ses parents avec mission de les convaincre de signer un document dans lequel ils autorisent le Sanctuaire du Christ-Roi à prendre possession du corps et des affaires personnelles de leur fille, après sa mort, initialement prévue pour 1928. Les parents refusent tout d'abord, aucun argument ne parvenant à les convaincre. Le jour de son départ pour Paris, Sœur Olive reçoit de Jésus l'inspiration de demander à son père de l'accompagner une dernière fois jusqu'à la plage de la Baie des Trépassés, toute proche de la maison familiale. Tandis qu'ils marchent tous deux sur la plage, par beau temps et mer calme, Sœur Olive disparaît soudain et son père, affolé, la croit noyée. Elle réapparaîtra trois heures plus tard, trempée, expliquant à sa famille qui s'apprêtait à annoncer son décès, qu'elle venait de marcher sur les eaux en compagnie de Jésus :

"Pendant que nous étions sur la plage, le Seigneur est venu et m'a emmenée sur les eaux de la Baie des Trépassés (Où la tradition bretonne situe la ville d'Ys engloutie). Et pour confirmer ce que je vous dis, II m'a remis trois marques qu'il a retirées du fond de la Baie des Trépassés :
        - les armoiries de Bretagne,
        - le cachet du Roi de Bretagne,
        - une fleur de lys".

Cet événement surprenant met en lumière la soumission confiante de Sœur Olive à la volonté du Seigneur. Dans l'épisode célèbre de l'Evangile, Pierre vient à la rencontre de Jésus en marchant sur les eaux, puis il se met à douter, s'enfonce et appelle son Maître à l'aide. S'avançant sur les eaux de la redoutable Baie des Trépassés, Olive ne doute jamais, elle est constamment soutenue par son abandon filial à l’amour divin.
Confrontés à un tel miracle, les parents de Sœur Olive comprennent qu'ils doivent exécuter la volonté du Seigneur. Ils acceptent de léguer par écrit le corps et les affaires personnelles de leur fille au Sanctuaire du Christ-Roi. Cette lettre de Monsieur Danzé en témoigne :

"Je soussigné ici présent, je vous livre mon enfant avec le plus grand regret, mais reconnaissant la volonté de Dieu, je vous la donne de bon cœur et de ma propre volonté. Après sa mort, je la laisserai reposer éternellement dans votre monastère. Prenez-la, pour votre enfant, donnez-lui les soins pour sa santé de votre pouvoir, Dieu vous aidera. Recevez tous mes respects.
                                                                                   Monsieur Danzé"


Messages de Notre-Seigneur sur le Sanctuaire du Christ-Roi

14 juin 1927 :
"Ce que Je désire, c'est qu'on élève une belle chapelle et qu'on fasse connaître mon Cœur à toutes les nations.
Qu'elles me prennent pour leur Roi.
Je suis Jésus-Christ, Roi et Prince de la Paix sur toutes les nations et sur les âmes de mes créatures.
Il n'est pas difficile de faire connaître mon œuvre aux pays étrangers pour avoir de quoi bâtir la chapelle où mon Cœur de Christ-Roi sera honoré.
Ce sera ici, dans cette ville capitale, que sera élevée la première chapelle du Christ-Roi.
Maintenant, ma petite Reine, puisqu'il faut des sous pour mes épouses, tu iras faire la quête dans les églises que Je t'ai nommées, mais avant, demande la permission à ta bonne maman pour sortir. Affirme-lui que Je suis toujours à côté de toi, âme innocente.

25 juin 1927 :
"Mon Œuvre, c'est que mes enfants et toutes les nations M'adorent dans la Sainte Eucharistie, que Je sois le Roi vivant dans le saint Tabernacle.
Mon Œuvre, c'est encore que toutes les nations apprennent que Je suis le Roi de la Paix, Maître des nations, Maître de tous mes enfants.
Mon Œuvre, c'est que mon Cœur soit connu par toute la terre.
Mon Œuvre, c'est que ma chapelle soit bâtie sans tarder. Je donne deux années entières pour bâtir mon Trône royal.
Ma petite Reine, Je t'ai déjà dit que personne ne devra construire aucun bâtiment sur l’emplacement réservé à ma chapelle. Je te répète encore que le terrain me soit livré, et gardé pour mon Asile. J'arrangerai tout. Je mettrai les bâtiments à leur place.
Ma petite Reine, il me reste ceci à te dire : qu'au moment où l'image de mon Cœur sera faite, Je veux que l'on grave ces paroles en-dessous :

"Adorons le Cœur de Jésus
Christ-Roi
Prince de la Paix
Maître des nations".

Mon Cœur sera alors reconnu comme Roi et Prince".

Jeudi 7 juillet 1927 :
"Pendant la grand'messe, raconte Sœur Olive, je voyais deux anges, un de chaque côté de Jésus-Christ-Roi. Ils avaient dans leurs mains un long ruban blanc sur lequel était écrit :
"Voici votre Roi, venez et adorons-Le,
soumettez-vous à Lui,
Il est le Roi de toutes les nations".

Le Christ-Roi était joyeux, beau. Il était revêtu de rouge-doré, une couronne sur la tête. Il tenait dans sa main gauche une petite boule dorée entourée d'un cercle blanc ; l'autre main montrait son Cœur au peuple qui était devant Lui.
Il y avait plusieurs groupes de soldats armés d'épées qui brillaient. Mais deux groupes se sont mis à combattre l'un contre l'autre. Jésus, le Roi, les regardait d'un air triste. Puis il apparut sur le ruban : "Venez à Moi, Je mettrai la paix entre vous."
Aussitôt le combat cessa entre les deux groupes ennemis. Mais il y avait à côté d'autres groupes de soldats avec un roi qui les surveillait. Les soldats allèrent à Jésus, Le retirèrent de son trône et Le mirent de côté tandis que d'autres soldats mirent leur roi sur son trône, à sa place. Jésus regardait les soldats des nations. Sur le ruban tenu par les anges, apparurent ces paroles :
"Je suis le seul Roi, vous n'aurez pas d'autre roi, vous M'êtes soumis."
Tous alors se prosternèrent dans la poussière, et tous, y compris celui qui était mis comme roi, adorèrent le vrai Roi du Ciel et de la terre qui les bénit, tandis que les anges chantaient la gloire du Christ-Roi et Lui rendaient honneur. Tous les soldats suivaient leur Christ-Roi, Prince de la Paix, Maître des nations.
Les deux anges chantaient ce qui s'inscrivait sur le ruban :
"Suivons notre Roi, rendons-Lui la gloire et les honneurs.
A Lui, la louange, à Lui tout est soumis au Ciel et sur la terre.
II est le Prince de la Paix, suivons-Le partout".

(Jésus explique alors à sa confidente le sens de cette parabole sur sa Royauté sur les nations) :
"Je suis Roi de France et de toutes les autres nations. Je veux que cette chère France se consacre à mon Divin Cœur, que toutes les âmes M'aiment et Me connaissent pour leur vrai Roi.
C’est alors que Je verserai à flots mes richesses, mes grâces et mes bénédictions sur la belle patrie tant aimée de mon Cœur.
Mais pour cela, tu dois prier, tu dois souffrir, ma petite victime, tu dois même mourir. Mais tu dois aussi ressusciter pour venir ici-bas consoler ta chère France, les âmes et aussi mes ministres et mes épouses (ce sera la mission posthume de Sœur Olive, lorsque la France et l'Eglise seront plongées dans la tourmente). Tous seront inquiets de voir l'état de leur patrie, l'état des âmes. Ils demanderont : Est-ce que Dieu est fâché contre nous ? Il nous punit ? Non pas vous, mes épouses et mes ministres, mais ceux qui n'auront pas voulu se soumettre à Moi".
En conclusion de cette vision, Jésus dicte alors à Sœur Olive la prière du Christ-Roi, la plus importante des prières qu'il lui a transmises.

La prière du Christ-Roi :

        "O Jésus, l'unique Roi de l'univers,
        nous nous prosternons à Vos pieds
        pour Vous adorer et pour Vous prendre
        pour notre Roi et notre Guide.
        Oui Seigneur,
        à Vous toutes les nations sont soumises.
        Vous êtes seul le vrai Roi,
        Vous êtes seul la vraie Paix,
        Vous êtes seul la Lumière.
        Nous n'adorons que Vous seul !
        Vous êtes notre soutien,
        Vous êtes notre richesse,
        Vous êtes notre Maître,
        ô grand Dieu du Ciel et de la terre.
        Nous croyons très fermement que Vous êtes réellement Présent
        dans la Sainte Eucharistie.
        Vous êtes là, vivant, aimant.
        Vous voulez nous nourrir du Pain de Vie.
        Oui, venez et nourrissez vos enfants.
        Vos regards sont fixés sur les âmes,
        vous veillez sur toutes les nations.
        Votre Cœur est pour nous un asile de repos.
        Nous nous consacrons donc à votre Cœur de Roi et de Prince.
        A Vous seul Seigneur, toute gloire, honneur, amour soient rendus,
        jusqu'à la consommation des siècles et dans toute l'éternité.
        Ainsi soit-il".

 
 
Sacré Coeur - Témoins de l'Amour et de l'Espérance
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