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Sulema Vassula
 

Ensuite, mon doux Jésus prit mes mains dans les siennes et,  les serrant fortement,  il me dit : « Ma fille, mon Fiat est plein de vie ; mieux encore, il est vie. Toute vie et toute chose proviennent de mon Fiat. La Création provient de mon Fiat. Dans chaque chose créée, on peut voir son empreinte. La Rédemption résulte du fiat de ma chère Maman, prononcé dans ma Volonté, et portant le même pouvoir que mon Fiat créateur. Par conséquent, tout, dans la Rédemption, contient l’empreinte du fiat de ma Mère.
« Même ma propre Humanité, mes pas, mes paroles et mes travaux portent l’empreinte de son fiat. Mes souffrances, mes blessures, mes épines, ma Croix et mon Sang portent l’empreinte de son fiat, parce que les choses portent l’empreinte de leur provenance. Mon origine dans le temps porte l’empreinte du fiat de ma Mère Immaculée. Ce fiat se retrouve dans chaque hostie sacramentelle. Si l’homme renaît après le péché, si le nouveau-né est baptisé, si le Ciel s’ouvre pour recevoir les âmes, c’est par suite du fiat de ma Mère. Oh ! la puissance de ce fiat !
« Je veux te dire maintenant pourquoi je t’ai demandé ton fiat, ton oui dans ma Volonté. Le “Fiat Volontas tua sicut in Coelo et in terra” (“que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”), que j’ai enseigné et qui est récité depuis tant de siècles par tant de générations, je veux qu’il ait son total accomplissement. C’est pourquoi j’ai voulu un autre fiat qui soit aussi investi de la Puissance créatrice, un fiat qui s’élève à chaque instant et se multiplie en tous. Je veux voir dans une âme mon propre Fiat qui s’élève jusqu’à mon trône et qui, par ma Puissance créatrice, apporte à la terre la réalisation du “que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.” »
Surprise et anéantie par ces propos, j’ai dit à Jésus : « Jésus, que dis-tu ? Tu sais combien je suis mauvaise et incapable de quoi que ce soit ! » Il reprit : « Ma fille, c’est ma coutume de choisir des âmes parmi les plus incapables et les plus pauvres pour mes oeuvres les plus grandes. Même ma propre Mère n’avait rien d’extraordinaire dans sa vie extérieure : aucun miracle, aucun signe pour la distinguer des autres femmes. Sa seule distinction était sa vertu parfaite, à laquelle personne ne porta attention. Et si j’ai donné la distinction des miracles à certains saints et que j’en ai orné quelques-uns de mes Plaies, à ma Mère, rien. Cependant, elle était le prodige des prodiges, le miracle des miracles, la vraie et parfaite crucifiée. Personne d’autre ne fut comme elle.
« J’agis habituellement comme un maître qui a deux serviteurs. L’un semble être un géant herculéen, capable de tout ; l’autre est petit et incapable et il semble ne pas savoir faire quoi que ce soit. Si le maître le garde, c’est plutôt par charité, et aussi pour son amusement. Ayant à envoyer un million de dollars quelque part, que fait-il ? Il appelle le petit, l’incapable, et lui confie le gros montant, en se disant : “Si je confie le magot au géant, tous le remarqueront et les voleurs pourraient bien l’attaquer et le voler. Et s’il devait se défendre avec sa force herculéenne, il pourrait être blessé. Je sais qu’il est capable, mais je veux le protéger ; je ne veux pas l’exposer à un danger évident. D’un autre côté, personne ne prêtera attention au petit, le connaissant comme un parfait incapable. Personne ne pensera que je puisse lui confier un montant aussi important. Aussi, il reviendra de sa mission sain et sauf.”
« Le pauvre et incapable est étonné que son maître lui fasse confiance alors qu’il aurait pu se servir du géant et, tout tremblant et humble, il va livrer le gros montant sans que personne ne daigne même lui accorder un regard. Puis, il revient sain et sauf vers son maître, plus humble et tremblant que jamais.
« C’est ainsi que je procède : plus le travail à accomplir est grand, plus je choisis des âmes pauvres et ignorantes, sans aucune apparence extérieure pouvant attirer l’attention et les exposer. L’état effacé de l’âme sert de précaution de sécurité à mon entreprise. Les voleurs remplis d’estime de soi et d’amour-propre ne feront pas attention à elle, connaissant son incapacité. Et elle, humble et tremblante, accomplit la mission que je lui ai confiée, sachant bien qu’elle ne fait rien par elle-même, mais que je fais tout à sa place. »


24 janvier 1921
Le troisième Fiat doit mener à leur achèvement les Fiats de la Création et de la Rédemption.


Je me sentais anéantie en pensant à ce fiat et mon aimable Jésus voulait augmenter encore ma confusion. Il semblait vouloir s’amuser en me proposant des choses surprenantes et carrément incroyables, prenant plaisir à me confondre et à m’anéantir encore davantage. Et, ce qui est pire, je suis contrainte, par l’obéissance et pour mon plus grand tourment, à mettre cela par écrit.
Pendant que je priais, Jésus pencha sa tête sur la mienne en tenant son front dans sa main. Une lumière irradiait de son front. Il me dit : « Ma fille, le premier Fiat, qui a trait à la Création, fut prononcé sans l’intervention d’aucune créature. Pour le second, qui a trait à la Rédemption, j’ai voulu l’intervention d’une créature et ce fut ma Mère qui fut choisie. Un troisième Fiat est prévu pour l’achèvement des deux premiers et, cette fois encore, une créature doit y participer. Et c’est toi que j’ai choisie. Ce troisième Fiat doit mener à leur achèvement les Fiats de la Création et de la Rédemption. Il amènera sur la terre la réalisation du “que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”. Les trois Fiats sont inséparables, chacun complétant les deux autres. Ils sont un reflet de la Très Sainte Trinité, ne faisant qu’un et étant distincts entre eux.
« Mon Amour et ma gloire réclament ce troisième Fiat. Ma Puissance créatrice dont sont issus les deux premiers Fiats ne peut plus se contenir et veut que le troisième Fiat s’avance pour compléter le travail déjà fait. Autrement, les fruits de la Création et de la Rédemption demeureront incomplets.»
En entendant ces mots, je ne fus pas seulement confuse, mais littéralement assommée. Je me suis dit : « Cela est-il possible ? Il y a tant d’autres personnes ! Et si c’est vraiment moi qu’il a choisie, je reconnais bien la folie coutumière de mon Jésus. Alors, que puis-je faire, confinée que je suis à un lit, à demi infirme et tout à fait médiocre ? Puis-je faire face à la multiplicité et à l’infinité des Fiats de la Création et de la Rédemption ? Si ce troisième Fiat est comme les deux premiers, je devrai courir avec eux, me multiplier et m’entremêler avec eux. Jésus, pense à ce que tu fais ; je ne suis vraiment pas la personne qu’il te faut ! » Qui pourrait raconter tous les non-sens que j’ai ainsi dits ?
Mon doux Jésus revint et me dit : « Ma fille, calme-toi. Je choisis qui je veux. Tu dois savoir que le début de la plupart de mes oeuvres se passe entre moi et une créature. Par la suite, il y a développement, expansion. Qui fut le premier spectateur du Fiat de ma Création ? Adam d’abord et Ève ensuite. Ils n’étaient donc pas une multitude ! Par la suite, avec les années, les multitudes ont été les spectateurs de la Création.
« Dans le deuxième Fiat, ma Mère fut la seule spectatrice. Même saint Joseph n’en sut rien. Ma Mère était dans une condition semblable à la tienne. La Puissance créatrice qu’elle ressentait en elle était si grande que, toute confuse, elle ne trouvait pas en elle la force d’en parler à quiconque. Si, par la suite, saint Joseph apprit la chose, ce fut moi-même qui la lui révéla. Plus tard, mon Humanité se fit connaître davantage, mais pas à tous. Ce second Fiat germa comme une semence dans le sein virginal de Marie, y forma un épi apte à se multiplier et à conduire à la lumière du jour cette grande merveille.
« Il en ira ainsi pour le troisième Fiat. Il germera en toi et l’épi s’y formera. Seulement le prêtre le saura, puis quelques âmes ; ensuite ce sera la diffusion. Il se diffusera en suivant le même chemin que les Fiats de la Création et la Rédemption. Plus tu te sentiras anéantie, plus l’épi se développera et sera fécondé. Par conséquent, sois attentive et fidèle. »


2 février 1921
Les trois Fiats ont la même valeur et la même puissance.


Étant dans mon état habituel, je m’immergeais profondément dans la Divine Volonté en disant à Jésus : « Mon Jésus, je voudrais qu’il y ait en moi tant d’amour que je puisse compenser pour les manques d’amour de toutes les générations passées, présentes et futures. Mais où trouver autant d’amour ? Comme ta Volonté comporte la Force créatrice, en elle je le peux. En elle, je veux créer assez d’amour pour égaler et même surpasser tout l’amour que les créatures doivent à leur Créateur.»
Ensuite, je me suis dit : « Que de sottises je suis en train de raconter ! » Alors, bougeant en moi, mon doux Jésus me dit : « Ma fille, bien sûr que dans ma Volonté se trouve la Puissance créatrice. D’un seul Fiat de ma Volonté sont sorties des millions d’étoiles. Du fiat de ma Mère, duquel ma Rédemption tient son origine, sont sorties pour les âmes des millions de grâces, plus belles, plus brillantes et plus variées que les étoiles. De plus, alors que les étoiles sont fixes et ne se multiplient pas, les grâces se multiplient à l’infini, courent sans cesse, attirent les créatures, les rendent heureuses, les fortifient et leur communiquent la vie. Ah ! si les créatures pouvaient percevoir l’aspect surnaturel des choses, elles entendraient des harmonies si belles et verraient un spectacle tellement enchanteur qu’elles se croiraient rendues au Paradis.
« Le troisième Fiat doit lui aussi courir avec les deux autres. Il doit se multiplier à l’infini, produire autant de grâces qu’il y a d’étoiles dans le ciel, de gouttes d’eau dans la mer, de choses créées issues du Fiat de la Création.
« Les trois Fiats ont la même valeur et la même puissance. Tu dois disparaître et ce sont les Fiats qui agiront. Par conséquent, tu peux dire dans mon Fiat tout-puissant : “Je veux créer autant d’amour, d’adoration et de bénédictions et procurer autant de gloire à mon Dieu qu’il faut pour compenser pour toutes les créatures et toutes les choses.” Tes actes rempliront le Ciel et la terre, se multiplieront en parallèle avec les actes de la Création et celles de la Rédemption. Tous ne feront qu’un.
« Ces choses peuvent paraître surprenantes et incroyables. Ceux qui en doutent, c’est de mon Pouvoir créateur qu’ils doutent. Quand on a compris que c’est moi qui le veux, qui donne ce pouvoir, tous les doutes cessent. Ne suis-je pas libre de faire ce que je veux et de donner à qui je veux ? Toi, sois attentive ; je serai avec toi. Avec ma Force créatrice, je serai ton ombre et j’accomplirai ce que je veux. »


8 février 1921
Pendant que le monde veut l’évincer de la surface de la terre, Jésus prépare une ère d’Amour, celle de son troisième Fiat.


Ce matin, après avoir reçu la sainte communion, j’ai entendu en moi mon toujours aimable Jésus qui disait : « Ô monde inique, tu fais tout pour m’évincer de la surface de la terre, pour me bannir de la société, des écoles et des conversations. Tu conspires pour démolir les temples et les autels, pour détruire mon Église et tuer mes ministres. De mon côté, je prépare pour toi une ère d’Amour, l’ère de mon troisième Fiat. Pendant que tu tenteras de me bannir, je viendrai par derrière et par devant pour te confondre par l’Amour. Partout où tu m’auras banni, j’érigerai mon trône et je régnerai plus qu’avant et d’une manière qui te surprendra, jusqu’à ce que tu tombes au pied de mon trône, foudroyé par mon Amour.»
Il ajouta : « Ah ! ma fille, les créatures se précipitent toujours plus dans le mal. Que de machinations elles ruminent et de ruines elles préparent ! Elles iront jusqu’à épuiser le mal lui-même. Mais, pendant qu’elles poursuivront ainsi leur chemin, je verrai à ce que le “que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel” arrive à son complet accomplissement. Je prépare l’ère du troisième Fiat dans laquelle mon Amour se manifestera d’une manière merveilleuse et complètement nouvelle. Oh ! oui ! je vais confondre l’homme par l’Amour ! Quant à toi, sois attentive. Je te veux avec moi pour préparer cette céleste et divine ère d’Amour. Nous y travaillerons la main dans la main.»
Ensuite, il s’approcha de ma bouche et, pendant qu’il y envoyait son souffle tout-puissant, j’ai senti qu’une nouvelle vie m’était infusée. Puis, il disparut.


16 février 1921
Pour entrer dans la Divine Volonté, il suffit de le vouloir.


Pendant que je réfléchissais sur la Divine Volonté, mon doux Jésus me dit : « Ma fille, pour entrer dans ma Volonté, il n’y a ni chemin, ni porte, ni clé, parce que ma Volonté est partout. On la trouve sous ses pieds, à droite, à gauche, au-dessus de sa tête, absolument partout. Pour y accéder, il suffit de le vouloir. Sans cette décision, même si la volonté humaine se trouve dans ma Volonté, elle n’en fait pas partie et ne jouit pas de ses effets ; elle s’y trouve comme une étrangère. Dès l’instant que l’âme décide d’entrer dans ma Volonté, elle se fond en moi et moi en elle ; elle trouve tous mes biens à sa disposition : force, lumière, aide, tout ce qu’elle veut. Il suffit qu’elle le veuille et le tour est joué ; ma Volonté prend charge de tout, donnant à l’âme tout ce qui lui manque et qui puisse lui permettre de nager à son aise dans l’océan infini de ma Volonté.
« C’est le contraire pour qui procède par l’acquisition des vertus. Que d’efforts sont nécessaires, que de combats, que de longs chemins à parcourir ! Et quand il semble que la vertu sourit enfin à l’âme, une passion un peu violente, une tentation, une rencontre fortuite la ramène au point de départ.»


22 février 1921
Le troisième Fiat fera descendre tant de grâces sur les créatures qu’elles retrouveront presque leur état originel.


J’étais dans mon état habituel et mon doux Jésus était complètement silencieux. Je lui dis : « Mon Amour, pourquoi ne me dis-tu rien ? » Il me répondit : « Ma fille, c’est mon habitude de garder le silence après avoir parlé ; je veux me reposer dans les paroles que j’ai dites, c’est-à-dire, dans le travail sorti de moi. J’ai fait ainsi concernant la Création. Après avoir dit “Fiat lux” (“que la lumière soit”) et que la lumière se fut manifestée, et avoir dit “Fiat” à toutes les autres choses et qu’elles trouvèrent l’existence, j’ai voulu me reposer. Ma lumière éternelle se reposa dans la lumière venue dans le temps ; mon Amour se reposa dans l’amour dont j’avais investi la Création ; ma beauté se reposa dans l’univers que j’avais modelé suivant ma propre beauté ; ma sagesse et ma puissance se reposèrent dans l’oeuvre que j’avais ordonnée avec tant de sagesse et de puissance qu’en la regardant, je me suis dit : “Comme elle est belle cette oeuvre sortie de moi ; je veux me reposer en elle !” Je fais de même avec les âmes : après leur avoir parlé, je me repose et jouis des effets de mes paroles.»
Ensuite, il dit : « Disons “Fiat” ensemble.» Par suite de ce Fiat, le Ciel et la terre furent remplis d’adoration à la Majesté Suprême. Il répéta encore “Fiat” et, cette fois, le Sang et les Plaies de Jésus se multiplièrent à l’infini. Une troisième fois, il dit “Fiat” et ce Fiat se multiplia dans toutes les volontés des créatures pour les sanctifier. Après, il me dit : « Ma fille, ces trois Fiats sont ceux de la Création, de la Rédemption et de la Sanctification.»
Puis, il ajouta : « En créant l’homme, je l’ai doté de trois puissances : son intelligence, sa mémoire et sa volonté. Par mes trois Fiats, je l’assiste dans sa montée vers son Dieu. Par mon Fiat créateur, l’intellect de l’homme est ravi en voyant toutes les choses que j’ai créées pour lui et qui lui manifestent mon Amour. Par le Fiat de la Rédemption, sa mémoire est touchée par les excès de mon Amour manifesté à travers tant de souffrances pour le délivrer de son état de péché. Par mon troisième Fiat, mon Amour pour l’homme veut se manifester encore davantage. Je veux assaillir sa volonté en plaçant ma propre Volonté comme soutien de la sienne. Et puisque ma Volonté le supportera en toute chose, il sera presque incapable de s’en échapper.
« Les générations ne prendront pas fin avant que ma Volonté n’ait régné sur toute la terre. Mes trois Fiats s’entremêleront et accompliront la sanctification de l’homme. Le troisième Fiat donnera à l’homme tant de grâces qu’il reviendra presqu’à son état originel. Seulement alors, quand je verrai l’homme tel qu’il est sorti de moi, mon travail sera complété et je prendrai mon repos perpétuel ! C’est par la vie dans ma Volonté que l’homme sera restauré dans son état originel. Sois attentive et aide-moi à compléter la sanctification de la créature.»
En entendant ces choses, je lui ai dit : « Jésus, mon Amour, je suis incapable de faire comme toi et comme tu me l’as enseigné ; j’ai presque peur de recevoir tes reproches si je ne fais pas bien ce que tu attends de moi.» Toute bonté, Jésus me répondit : « Je sais très bien que tu n’es pas capable de faire parfaitement ce que je te demande, mais ce que tu ne peux pas atteindre, je le ferai à ta place. Cependant, il est nécessaire que je te séduise et que tu comprennes bien ce que tu as à faire ; même si tu ne peux pas tout faire, tu feras ce que tu peux. Ta volonté est enchaînée à la mienne ; il suffira que tu veuilles faire ce que je te demande ; je considérerai cela comme si tu avais tout fait.»
Je repris : « Comment cette vie dans la Divine Volonté pourra-t-elle être enseignée aux autres et qui sera disposé à y adhérer ? » Il poursuivit : « Ma fille, même si personne n’avait été sauvé par ma descente sur la terre, la glorification du Père aurait quand même été complète. Pareillement, même si personne d’autre que toi ne voulait recevoir le bien de ma Volonté — ce qui ne sera pas le cas —, toi seule suffirais à me donner la gloire complète que j’attends de toutes les créatures.»


2 mars 1921
Jésus modifie ses attentes concernant Luisa en vue de la préparation de l’ère de sa Volonté.


Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus vint et me dit : « Ma fille, le troisième Fiat, le “que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”, sera comme l’arc-en-ciel apparu dans le ciel après le déluge et qui était un signe de paix annonçant que le déluge était terminé. Quand le troisième Fiat sera connu, les âmes aimantes et désintéressées y entreront pour y vivre. Elles seront comme des arcs-en-ciel de paix qui réconcilieront le Ciel et la terre en écartant le déluge des péchés qui inondait la terre.
« Mon “que ta Volonté soit faite” trouvera son achèvement en ces âmes. Alors que le second Fiat me fit descendre sur la terre pour que je vive parmi les hommes, le troisième Fiat fera descendre ma Volonté dans les âmes où elle régnera “sur la terre comme au Ciel”.»
Voyant que j’étais triste à cause de ma privation de lui, Jésus ajouta : « Ma fille, sois consolée; viens dans ma Volonté. Je t’ai choisie parmi des milliers et des milliers afin que ma Volonté règne complètement en toi et que tu sois un arc-en-ciel de paix qui, avec ses sept couleurs, attirera les autres à vivre eux aussi dans ma Volonté. Laissons de côté la terre. Jusqu’à maintenant, je te gardais avec moi pour apaiser ma justice et empêcher que de plus sévères châtiments s’abattent sur les hommes. Laissons maintenant le courant d’iniquité des humains suivre sa course. Je te veux avec moi, dans ma Volonté, pour préparer l’ère de ma Volonté.
« Pendant que tu marcheras dans les chemins de ma Volonté, l’arc-en-ciel de paix se dessinera en toi et tu deviendras un maillon de connexion entre la Divine Volonté et la volonté humaine. Par ce maillon, le règne de ma Volonté connaîtra ses débuts sur la terre en réponse à ma prière et à celle de toute l’Église : “Que ton Règne vienne et que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”.»


23 avril 1921
Dieu verra les actions des créatures à travers celles des âmes vivant dans sa Volonté.


Je vis des jours très amers parce que mon toujours aimable Jésus s’est presque totalement éclipsé. Quel tourment ! Je sens mon esprit vagabonder dans la sphère de la Divine Volonté afin de s’en emparer et de la communiquer aux créatures pour qu’elles en fassent leur vie. Mon esprit navigue entre la Divine Volonté et les volontés humaines pour qu’elles ne fassent qu’un.
Alors que j’étais au sommet de mon amertume, mon aimable Jésus bougea faiblement en moi, serra mes mains dans les siennes et me dit intérieurement : « Ma fille, courage, je vais venir ! Ne t’occupe de rien d’autre que de ma Volonté. Laissons la terre de côté ; ils finiront par se fatiguer du mal ; ils sèmeront partout la terreur et les massacres, mais cela cessera et mon Amour triomphera. Toi, plonge ta volonté dans la mienne et, par tes actions, tu formeras comme un second ciel au-dessus des têtes des créatures et je regarderai leurs actions à travers tes actions divines — divines parce qu’elles proviennent de ma Volonté. Tu forceras ainsi ma Volonté éternelle à descendre sur la terre pour triompher des misères de la volonté humaine.
« Si tu veux que ma Volonté descende sur la terre et que mon Amour triomphe, tu dois t’élever au-dessus des contingences terrestres et agir toujours dans ma Volonté. Alors, nous descendrons ensemble et nous assaillirons les créatures avec ma Volonté et mon Amour ; nous les confondrons de telle façon qu’elles seront incapables de résister. Pour le moment, laissons-les faire ce qu’elles veulent. Vis dans ma Volonté et sois patiente.»


26 avril 1921
La guerre que la Divine Volonté livrera aux créatures.


Pendant que je languissais dans mon état douloureux, mon doux Jésus vint et, me tirant fortement vers lui, me dit : « Ma fille, je te le répète, ne t’attarde pas à la terre ! Laissons les créatures faire ce qu’elles veulent. Elles veulent faire la guerre, qu’il en soit ainsi. Quand elles seront fatiguées, je ferai moi aussi ma guerre. Leur fatigue du mal, leurs désillusions et leurs souffrances les disposeront à accepter ma guerre. Ce sera une guerre d’Amour. Ma Volonté descendra du Ciel au milieu des créatures. Tes actions faites dans ma Volonté, de même que celles d’autres âmes faites aussi dans ma Volonté, feront la guerre aux créatures, une guerre non sanguinaire. Elles batailleront avec les armes de l’Amour, apportant aux créatures des cadeaux, des grâces et la paix. Elles donneront des choses si surprenantes que les hommes en seront stupéfiés.
Ma Volonté, ma milice du Ciel, confondra les hommes avec des armes divines ; elle les submergera, leur donnant la lumière pour qu’ils voient les dons et la richesse avec lesquels je veux les enrichir. Les actions faites dans ma Volonté, portant en elles la Puissance créatrice, seront le nouveau salut de l’homme et leur apporteront tous les biens du Ciel sur la terre. Elles amèneront l’ère nouvelle de l’Amour et son triomphe sur l’iniquité humaine. Par conséquent, multiplie tes actions dans ma Volonté afin de former les armes, les cadeaux et les grâces qui descendront au milieu des créatures et engageront la guerre d’Amour avec elles.»
Puis, d’un ton plus affligé, il ajouta : « Ma fille, il m’arrivera ce qu’il arrive à un pauvre père dont les enfants méchants, non seulement l’offensent, mais veulent le tuer. Et s’ils ne le font pas, c’est qu’ils ne le peuvent pas. Si ces enfants veulent tuer leur propre père, ce n’est pas étonnant qu’ils s’entretuent, que l’un s’élève contre l’autre, qu’ils s’appauvrissent mutuellement et qu’ils atteignent l’état de moribonds. Et, ce qui est pire, ils ne se souviennent même pas qu’ils ont un père.
« Et que fait le père ? Exilé par ses propres enfants et pendant que ceux-ci se battent, se blessent l’un l’autre et sont sur le point de mourir de faim, il travaille fort pour acquérir de nouvelles richesses et des remèdes pour ses enfants. Puis, quand il les verra presque perdus, il ira au milieu d’eux pour les rendre riches, leur donner des remèdes pour leurs blessures et leur apporter la paix et le bonheur. Conquis par tant d’amour, ses enfants s’attacheront à leur père dans une paix durable et ils l’aimeront.
« La même chose va m’arriver. Par conséquent, je te veux dans ma Volonté et je te veux au travail avec moi pour acquérir les richesses à être données aux créatures. Sois-moi fidèle et ne t’occupe de rien d’autre.»

 
 
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